Quand on est une femme, le moindre petit truc peut devenir une montagne de culpabilité.

On nous culpabilise à longueur de temps. Par notre entourage, notre amour, nos enfants, ou encore à cause de l’image d’Epinal que la société, les moeurs et autre “bonnes âmes” veulent nous faire gober.

Par exemple, si t’es pas une mère parfaite, t’es une grosse nullarde.

Ce qui est con, c’est que la mère parfaite, elle n’existe pas. La mère parfaite est juste représentée sur du papier glacé ou interprétée par des actrices. C’est un mythe qui dans la vraie vie dechanterait bien vite. Tout comme la femme parfaite.

 

 

Et le pire dans tout ça c’est que quoiqu’on fasse, même en sachant que la perfection n’existe pas, on se fait juger. Quelque soient nos actes, bons ou mauvais, utiles ou non, compréhensibles ou non, magnifiques ou horribles. Bref, il suffit que la femme bouge d’un millimètre pour avoir droit à un jugement. Oui parce que la femme n’est “jamais assez”…
Jamais assez femme, mère, amante, belle, mince, gentille, intelligente, présente, féminine… Et je vais arrêter là parce que ça fonctionne avec tous les adjectifs de la Terre.

Pourtant, on fait de notre mieux. Chacune à son rythme et à son image. On fait aussi comme on peut et surtout comme on veut. Et le “jamais assez” planera toujours sur nos têtes parce que ça ne sera “jamais assez” de toutes façons..

Et en plus de n’être “jamais assez”, la femme est aussi “trop”… trop sexy, féminine, masculine, présente, absente, libre…. Tu vois le délire… Y a pas de juste milieu, c’est “jamais assez” ou “trop”…

Alors quoi ? On fait quoi ? On fait comment ?

C’est marrant cette chose débile qu’on appelle le jugement. Tout le monde juge, mais personne ne sait réellement qu’elle est la bonne méthode. Et tu sais pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de méthode parfaite !

On a beau lire tous les livres d’Isabelle Filliozat et compagnie, on ne sera jamais une mère parfaite. On ne sera jamais bienveillante 24h sur 24h, on ne sera jamais positive 24h sur 24. on ne sera jamais au top 24h sur 24. Ce sont des objectifs impossible à atteindre ! Il faut arrêter de croire que c’est réalisable.

Tout comme on peut lire tous les livres du monde sur la psychologie féminine, masculine, humaine, on ne sera jamais parfaites !

Oui parce que tu sais, il y a un truc incroyable que tout le monde oublie : nous sommes juste des êtres humains. pas des robots, pas des machines, pas des sur-femmes. Nous sommes juste humaines. Point. Et comme chaque humain, nous avons nos points forts et nos faiblesses. Comme chaque être humain, nous sommes parfois fatiguées, usées, démoralisées, stressées. Dans ces moments là, on n’est pas forcément bienveillante et cohérentes. Parfois, on est super épanouies, super heureuses et même dans ces moments là, on n’est pas au top. Parce que quoi qu’on fasse, il y aura toujours quelqu’un pour juger nos actes, notre façon de vivre, notre façon d’éduquer, notre façon de manger ou même de se laver.

Et aussi minimes qu’ils soient, ces jugements nous pourrissent la vie. On en fait des montagnes parce que tout est exagéré dans cette société 2.0 où tout le monde donne son avis sans qu’on leur demande. Constamment, nous sommes agressées avec des panneaux publicitaires géants, des reportages sur les femmes parfaites, des papiers entiers dans les journaux, toutes ces choses qui ne nous ressemblent pas du tout, qui sont à mille lieux de nos vies. A croire que la vraie vie est si insignifiante qu’on essaye de l’effacer à grands coups de pubs pour faire illusion.

On vit dans le jugement. le jugement constant même. Devant nos portes, le monde balaye pour remuer nos consciences au lieu de balayer devant la leur. Alors on se compare à ces balayeurs et on s’enfonce dans une culpabilisation énorme sur la moindre petite chose de notre vie. Ah si j’avais ça, si je faisais comme ça, j’y arriverai mieux…

Mais non bordel ! Il n’y a pas “mieux” ni “pire”, il y a juste “différent”. C’est le premier pas vers la déculpabilisation.

Quand est-ce qu’on arrêtera tout ça ? Quand est-ce que nous prendrons conscience qu’être unique est une chance et une force ? Quand cesserons-nous d’être des moutons repliés sur nous même à se flageller devant le tribunal de l’humain ?

Oui parce que faut pas oublier que nous sommes maîtresses de notre destin. Que même si tout autour de nous n’est que jugement, critique et culpabilisation, c’est à nous de prendre le taureau par les cornes et de tout envoyer valser. Faire de la place dans nos esprits et nos vies pour ne garder que l’essentiel, que ce qui est indispensable pour nous.

Je ne suis pas psychologue. Je ne suis pas bienveillante. Je ne suis pas moralisatrice. Je ne suis pas juge. Je donne juste mon ressenti et mon avis sur mon blog, sur mon espace de liberté d’expression. Et je suis seulement une femme qui a décidé de prendre la clef des champs pour ouvrir celui des possibles !

Et si le chemin est long et fastidieux, ma première résolution fut d’arrêter de me comparer. Je crois que c’est le plus grand pas que j’ai fait dans ma vie. Je vous invite à essayer.

Un jour, chaque femme sera accepté dans son entier. Sans jugement. Ce jour là, la femme se sentira parfaite à ses yeux à elle. Parce que l’essentiel, c’est de se plaire d’abord à soi. Et s’aimer, ça se reflète sur les autres qui du coup, nous aiment encore plus pour ce que nous sommes.

Je suis désolée pour ce billet long, fouillis et sans doute avec des fautes (promis, je me suis relue pourtant), mais tout se bouscule dans ma tête et les mots sortent tout seul 😉