Mes enfants ont 6 ans de différence et en plus ils sontdu sexe opposé. Quand nous sommes passés de 3 à 4, j’ai eu peur qu’ils ne soient pas complices.

Mais je me trompais ! Oui oui.

Quand j’étais enceinte de Chucky, l’Adolechiant, qui n’était alors qu’un petit garçon, voulait absolument une petite soeur. Il voulait tellement une soeur qu’il avait décrété que si jamais Ô grand jamais c’était un garçon, bah fallait le rendre.
Il était tellement persuadé que c’était une fille que lorsque que nous sommes allés tous ensemble à l’échographie pour déterminer le sexe et que le gynécologue lui a dit “regarde, tu vois, c’est une petite soeur”, il l’a regardé l’air blasé lui répondant :”bah oué, je sais, c’est ce que j’avais demandé !”.

La première année, il était content d’avoir un bébé à câliner.

Mais Chucky s’est vite révélée et il s’est vite rendu compte qu’elle était très compliquée. Ceux qui lisent ce blog depuis le début savent ce que nous avons vécu avec Chucky et pourquoi elle se surnomme ainsi.

Et moi, qui avait cru qu’ils s’entendaient bien, qu’ils seraient ensemble, qu’ils joueraient ensemble, bah j’ai pris une claque hein. Et puis “un bébé c’est nul, on peut pas jouer aux même jeux !”.

Il aura fallu attendre les 5 ans de Chucky, à partir du moment où elle a enfin fait des nuits complètes et où nous avons commencé à se comprendre et à arriver à la calmer pour que son frère et elle commence à devenir complices.

Même si L’Adolechiant entrait petit à petit dans la pré adolescence car il avait 11 ans, les deux devenaient plus proches. Ils jouaient ensemble pendant des heures au Lego et à Mario Kart. Ils avaient trouvé “leurs” trucs pour être ensemble.

Dans ce duo, il y avait le “dominant” et le “dominant”. Chucky menait son frère part le bout du nez, elle en faisait ce qu’elle voulait. Et l’Adolechiant était tellement gentil qu’il se laissait faire. Il ne voulait pas la blesser mais il voulait aussi de plus en plus d’indépendance et de moments seul. Nous devions toujours intervenir pour qu’elle le lâche. Littéralement hein. Elle était collée à lui sans cesse. Comme un scratch ou une sangsue au choix.

Puis, il y a eu la séparation des deux.

L’internat à distance. Ils ne se voyaient plus aussi souvent qu’avant et même si la complicité ne s’était pas étiolée, elle était plus “compacte”, plus intense. Ca donnait beaucoup de drames car Chucky était encore plus collée à son frère quand elle le voyait. Je ne pensais pas ça possible vu qu’elle était déjà un vrai pot de glue, mais elle a réussi a être encore plus cramponnée à lui !  Et quand il partait c’était des crises de larmes pendant des jours et des jours.
L’Adolechiant, lui de son côté, a goûté à la vie sans sa soeur et à la solitude. Il passait plus de temps avec ses copains qu’avec sa soeur du coup. Ca l’a fait grandir.

Alors quand il est revenu à la maison l’année dernière, j’ai cru qu’ils s’étaient trop éloignés.

Et en fait pas du tout. Déjà ils étaient contents de se retrouver et ils ont réappris à vivre ensemble. Et nous aussi ! Ca n’a pas été facile car Chucky était comme une enfant unique quand son frère n’était pas là. Elle avait pris des automatismes et avait du mal à partager.

Mais au fil du temps, nous avons chacun repris nos marques. Et maintenant, malgré leur 6 ans d’écart, l’Adolechiant de 17 ans et la Chucky de 11 ans s’entendent très bien. Ils sont même encore plus complices qu’avant. Ils jouent toujours ensemble aux jeux vidéos mais Mario Kart a été remplacé par le Dirt Rallye. Les Lego sont toujours un élément de rassemblement, ils construisent des voitures et des véhicules chelous ensemble et ils ont aussi développé d’autres centres d’intérêts communs.

En regardant en arrière, finalement, je me dis que j’ai eu de la chance. Ils sont peut-être de sexe opposé et ils ont peut-être beaucoup d’écart, mais ils s’aiment et ils sont complices. Même si parfois elle est super chiante et qu’il la trouve super reloue !

Et chez toi, c’est comment la complicité ?