Oui, je commence cet article par une vulgarité parce que putain ce que j’en ai marre qu’on mette les femmes dans des cases !

On ne peut pas juste faire comme on veut ? Sans déconner, le Monde irait bien mieux si on laissait les femmes souffler un peu.

Oui je parle des femmes parce que OH Surprise, j’en suis une jusqu’à preuve du contraire et que par conséquent, la cause féminine m’intéresse beaucoup. Non pas que je me fous de la condition masculine, c’est juste que vu que je n’ai pas de couilles, j’estime que je peux fermer ma gueule sur ce sujet. Messieurs, je vous invite donc à nous parler de votre cause masculine.

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à nos moutonnes (ok on ne va pas se lancer dans une discussion sans fin sur le féminin de mouton hein!)

Dernièrement, je vois immerger des “tendances” à contre courant. Des tendances qui disent “FUCK” à l’image lisse et parfaite que la femme doit avoir. Tu sais, le genre de perfection qu’on veut à tout prix nous enfoncer dans le cerveau dès notre plus jeune âge pour être bien sûr qu’on s’approche le plus possible de la femme parfaite. Ce qui est con parce que justement, la femme parfaite n’existe pas au du moins, elle existe comme les licornes, c’est à dire uniquement dans l’imaginaire et sur papier glacé.

Alors ces tendances, c’est super. Franchement j’espère que ce ne sont pas que des tendances justement, mais que ça perdurent encore jusqu’à la fin des temps.

On voit ENFIN des vraies femmes. Des femmes comme toi et moi et SURTOUT des femmes qui assument et n’ont pas honte de leurs corps avec toutes ces “parfaites imperfections”. Ces femmes, ce sont des femmes de la vraie vie. Oui je me répète. Ces femmes, elles ont des poils, de la peau d’orange, de la graisse, des vergetures, de la cellulite, des cernes, des tâches, et des tas d’autres trucs complètement normaux mais qui sont perçus comme anormaux.

Et ça, c’est super.

MAIS.

Ah oui, y a un mais.

C’EST QUOI CE BORDEL AVEC LES CASES ? Oui je crie parce que vraiment y en a marre.

A force de vouloir absolument démontrer au monde entier que nous sommes “normales”, on tombe dans le “tout ou rien”. C’est à dire qu’on en est arrivé à “choisi ton camp”…

Et c’est naze (remarque très pertinente).

Les cases putain, les cases ! C’est incroyable comme nous sommes conditionnées! Maintenant, il y plusieurs camps. Par exemple : celui des femmes qui choisissent de s’épiler, et celui des femmes qui ont choisi de ne plus s’épiler.
Donc, ça fini en pugilat et autre humiliation publique. On ne peut pas faire comme on veut. Encore…

C’est comme les mères qui allaitent et celles qui donnent le biberon. C’est un débat sans fin. Comme si on devait ab-so-lu-ment choisir un côté. On ne peut pas être au milieu, ou on ne peut pas faire les deux, ou les trois, ou les quatre… NOOOOON, faut choisir.

Mais choisir quoi ? La gauche, la droite ? le blanc, le noir ? Et si je veux le centre ou le gris ?

A force de vouloir nous “libérer” des carcans, on se retrouve enfermé dans d’autres cases, dans autres “normes”. Et c’est là que je constate la dérive. On vit dans un monde qui est soit comme ci soit comme ça. Il n’y a pas de nuances malgré tout ce qu’on essaie de faire ou de dire.

J’ai comme l’impression d’être sous tutelle.

Quoi que je fasse, je dois avoir l’aval des gens (inconnus ou non). C’est comme ci le Monde devait nous donner sa bénédiction pour tout ce qu’on veut faire, pour tou ce qu’on veut être. Et si par malheur, nous n’entrons dans aucune case, alors on nous collera dans la boîte “excentrique”. Mais What The Phoque ?

Alors quelle est la solution ? Continuer à se taire et à faire en sorte de rentrer dans les tiroirs ? Mais comment faire évoluer notre monde, notre société, si on continue à accepter de se fondre dans la masse ?

Je n’ai pas les réponses. Mais ce que je sais, c’est que je vais encore ouvrir ma gueule et dire se ce que je pense tout haut. Il n’est pas question que je laisse mes enfants grandir dans un monde “normé” qui voudrait en faire des clones.

Et tant pis si ça dérange. C’est en dérangeant qu’on fait avancer les choses.