Tu sais, je suis ce qu’on peut communément appeler une poissarde. Genre, la vie me gâte trop pas et la routourne tourne pas super bien (ou alors pour m’écraser).

Mais crois moi, c’est devenu un art de vivre. Oui parce que faut être honnête, ça sert à rien de s’enfoncer dans le négatif.

Facile à dire hein !

Alors laisse moi te raconter l’histoire de ma viiiiiie. Enfin juste un morceau sinon, on y sera encore dans 3245 ans environ.

Dans ma vie, j’ai vécu des merdes pas croyables. Des trucs qui s’accumulaient alors que j’en avais déjà assez sur la tête merci au revoir. La loi de Murphy puissance 150 000. La poisse et moi, on est comme qui dirait des doubles. Je dirais même plus, la poisse EST moi. Ca fait flipper.
Mais le pire c’est que la poisse me suit depuis le plus loin que je m’en souvienne, c’est à dire depuis toujours. Elle me colle au bask. Elle me kiffe quoi.

Et il y a des cycles où la poisse est encore plus reloue parce qu’elle vient avec ses potes les connards et autre pouffiasses né-e-s pour me pourrir ma vie. Genre, cette année était la première pierre du nouveau cycle.

J’avais l’impression que le monde me tombait sur la tête. C’était tellement la galère dans tous les domaines que la moindre petite chose m’enfonçait dans mon trou de négativité.

J’étais en pleine période judiciaire avec quelqu’un, j’avais des emmerdes financières à foison (rapport au premier point) et il suffisait qu’un souris pète à côté de moi pour me plaindre sur Facebook de l’odeur insoutenable qui me gâchait la vie. J’exagère bien sûr mais tu as compris l’idée hein.

Tu sais, le grain de sable qui gratte toute la nuit. La goutte d’eau qui fait déborder le vase, le poil de cul dans la soupe. Bah voilà, chaque situation de ma vie étaient devenues des poils de culs. Autant te dire qu’à la fin, je pouvais en faire des tresses.

Le pire c’est que je déversais mes problèmes sur Facebook, pensant me défouler. Mais en vrai, je gonflais tout le monde plutôt qu’autre chose. A tel point que certains de mes amis m’ont mis en “restreint” pour ne plus voir mes publications. Même Facebook en avait marre ! Du coup, il m’a bloqué ahaha.

Et puis, il y a des meufs à qui je racontais tout, qui m’ont secoué les puces et ouvert les yeux.

J’étais dans une spirale et je ne m’en rendais même pas compte. La vérité vraie, c’est que pour s’en sortir, il ne faut pas être seul. Et surtout, il faut savoir s’entourer de personnes qui feront tout pour t’aider quitte à se fâcher et à te traiter comme un gamin qui aurait fait des bêtises plus grosses que lui.

Depuis, j’ai fait de ma poisse un allier. Un art de vivre même. Oué carrément.

Parce que maintenant, à chaque fois qu’une merde me tombe dessus (genre la panne de bagnole à la con ou la contravention à la con) (ah oui, ça marche pas séries, en ce moment c’est la série bagnole à la con ahaha), et bah je le prends avec positivité. Oué, le verre à moitié plein. Ca me permet de rebondir et de me concentrer sur les belles choses de ma vie.

Alors, la moindre merde devient un poil sur un cul épilé (c’est à dire qu’il disparaît, au cas où tu n’aurais pas saisi) et les bonnes choses deviennent des coupes afros sur ma tête (je ne suis pas sûre de cette métaphore).

Se concentrer sur les choses positives, si petites soient elles, ça entretien le bon moral et ça casse la gueule à la routourne ! Finalement, Lorie est vraiment une philosophe (maintenant tu chantes toi aussi. De rien, c’est cadeau.)

Aujourd’hui, je me suis réchauffée au soleil pendant les 2 minutes de sa présence juste parce qu’il a fait une percée dans le brouillard avant que la nuit tombe.

Voilà. bisous. Merci. Au revoir mes lapins.