Pour clôturer mes lectures 2018, j’ai suivi une aventure hors du commun.
Shemlaheila est cueilleuse de thé au Sri-Lankha, belle, pauvre et à la merci des cruels gardiens de la récolte.

La condition de ces femmes est rude et elles sont sur le fil costament, elles ne sont jamais à l’abri des coups et des viols.
Shemla, elle, rêve de devenir vendeuse dans la boutique de thé et décide de partir faire des études en Angleterre. Après avoir rassemblé un peu d’argent, elle s’enfui et part à l’aventure.
Rien que d’aller chez sa tante à quelques centaines de kilomètres est un épreuve. Mais à force de rencontres qui changeront son existence, elle va réussir à vivre un extraordinaire voyage.
En Angleterre, elle se lie d’amitié avec une femme âgée, qui va bouleverser toute sa vie.

On suit aussi des moments de vie très durs de Pokoyaruna et Mohanty, deux cueilleuses de la plantation de thé qui subissent les pires sévices. La première est mariée à un gardien de récolte abjecte et qui la méprise. Elle veut des enfants et il fait tout pour ne pas en avoir.
Mohanty, elle, est jeune, trop jeune et elle veut faire comme Shemla, sortir de cet enfer. Shemla va alors lui promettre de revenir la chercher.

J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai été en colère, j’ai eu des envies de meurtre. Ce livre m’a fait passer par toutes les émotions.

On suit avec fébrilité le chemin de l’héroïne, on a peur, on souffre avec elle. Et on a envie de rentrer dans cette histoire pour l’aider. En refermant ce livre, j’étais révoltée et incroyablement triste de ce que ces femmes subissent.
Et d’un autre côté, on aime la naïveté de l’héroïne, son insouciance d’enfant découvrant le monde à mille lieux de celui qu’elle connait.

Un livre qui fait réfléchir non seulement à ces “oubliées” mais aussi à sa propre vie. On relativise après ça.

Le prix du livre romantique reçu est largement mérité !

Cueilleuse de thé – Jeanne-Marie Sauvage Avit.
Editions Charleston