Un roman qui nous plonge dans la vie d’une poignée de Montpelieriens, publié chez Nombre7 édition.

Héraultine (Oui c’est son prénom), vit dans un petit immeuble de 3 étages dans Montpellier. Tout les voisins se connaissent et partagent tous des blessures et des deuils insurmontables.
Notre héroïne est confrontée au terrorisme par la mort de ses parents le 11 septembre à New York. Dolores et Vital pleurent depuis de nombreuses années la mort in utero de leur fille. Madame Cabotine passe toutes ses matinées au cimetière pour parler à son époux, accompagnée de son chien qui attend encore le retour de son maître. Et puis il y a Babette, Camille, Dominique et les autres.
Tous ces voisins forment une famille, se souciant les uns des autres, ils se soutiennent et s’aiment.
Notre héroïne va passer de longues années à accepter la perte de ses parents. Elle traverse le temps avec difficultés et peur, jusqu’à arriver à enfin trouver le bonheur.


Les premiers chapitres, j’ai pleuré en découvrant les tranches de vie de ces personnages.
Puis je me suis un peu perdue dans les longues phases de doutes et d’errance de l’héroïne. Jamais le mot “dépression” n’est prononcé et pourtant on comprend très bien ce qu’elle traverse. C’est écrit avec délicatesse et les personnages écorchés par la vie sont tous attachants et terriblement humains.
J’ai parfois eu du mal à rester accrochée à cette fable mais à chaque fois, un personnage est venu m’alpaguer.

Une lecture sympa malgré les thèmes abordés, saupoudré de quelques mots de Boby Lapointe pour rehausser un peu de joie. Brigitte Prados nous offre une roman poignant.