Le nouveau roman de Nicolas Robin est une petite pépite qui file le sourire.

Bérengère est une hôtesse de l’air bien-comme-il-faut de quarante ans, qui a vingt ans de métier et douze mille heures de vol au compteur.
Fraichement célibataire, elle s’apprête à partir pour un vol à destination du Mexique.

Seulement, la vie en a décidé autrement et après une succession de malchances, elle rate son avion et se retrouve sur une Paris-Vancouver avec juste un short et un bikini dans sa valise alors qu’il fait -20° au Canada.

Et pour couronner le tout, le vol ne sera pas de tout repos.

Nous suivons ici l’aventure de ce vol Paris-Vancouver, car oui, ce voyage est une aventure ! Entre les passagers bruyants et alcoolisés, le couple trop mignon, la vieille dame un peu dans la Lune, le passager collé à son écran, celui qui a peur, l’enfant capricieux et ses parents dépassés et les collègues hauts en couleurs, on navigue dans un huit-clos parfois tendre, parfois loufoque et parfois irritant.

Bérengère représente à merveille ce beau métier en restant digne, chaleureuse, aimable et serviable. Un vrai sacerdoce !

Jusqu’à ce qu’elle commette le premier impair de sa carrière…

Elle est touchante dans ces déconvenues, et sa maitrise d’elle-même est une performance que peu de personne peuvent se targuer d’en avoir.

J’ai lu et écouté les histoires des vols de mon amie Isabelle Tronquet aka Flying mama (dont le tome 2 des anecdotes d’une hôtesse de l’air vient de sortir), et j’ai toujours été effarée par le toupet des passagers. Heureusement, la plupart sont des êtres charmants qui font oublier les malotrus !

Dans ce roman, Bérengère est enclin aux problématiques que toutes les femmes subissent (les injonctions quotidienne pour être jeune, belle et gentille, etc.), mais la difficulté de son métier complique les rapports humain. Notamment avec sa mère qui n’est jamais avare de reproches.

Mais heureusement, les rencontres fortuites peuvent tout faire basculer.

Attention, ce livre est addictif, un page turner bien écrit et fluide qu’il est difficile de lâcher. On dévore les pages grâce au rythme de l’écriture.

Un roman drôle, touchant saupoudré d’un soupçon de révolte !